Dépucelage

Que c’est bon d’apercevoir ces lumières qui clignotent au loin, cette silhouette si caractéristique qui annonce la barrière du soleil mais aussi celle des kilomètres de single … Nous traversons le viaduc de Millau et nous laissons glisser sur Nant via La cavalerie, ancienne capitale des templiers. La nuit commence à tomber mais laisse encore deviner les toits des maisons, les collines environnantes et surtout son célèbre roc nantais.
J’arrive à ce we « choc » un peu la fleur au fusil, deux semaines après avoir bouclé Raid in France, un entrainement hyper light avant et après, et surtout aucune conscience du mot « travail » tel que le conçoit coach Kinou (alias Patrick Bringer)
Je rentre assez vite dans l’ambiance, en découvrant que je partage ma chambre avec Arnaud qui a « juste » fait 16° de la diago et qui vient de boucler l’ultra du sancy en seconde position derrière le grand TomTom ! il me reste à découvrir quelques secrets du groupe et en particulier la signification des mots mastiquage, bornage, fessée, caresse, dépucelage …

Le père Philou lance les festivités assez tôt en jetant son corps en pâture à une armée de jeunes retraitéEs, assoiffées de chair fraîche ! Une petite nuit par-dessus et on se retrouve vite en tenue de combat. Mission de la journée … heu non juste de la matinée … reco de la partie La roque / Massebiau, champ de bataille presque final des templiers. Mode rando course, ça papote tranquille, ça marche pas mal, quelques photos des toujours sublimes paysages aveyronnais, 2/3 vautours qui nous passent au dessus, la belle vie quoi … Puis nous arrivons à Massebiau avec un programme un peu plus coquin : 3x 18’ dans la bosse, la redescente en 10’, 2’ de chaise,1’ de récup’, 2’ de chaise et on renquille direct. « et on se caresse pas, les jambes à 90, les bras croisés devant soi ! » martèle Pat’ … la vache, c’est quoi qui pousse sur mes cuisses ? ho put … ! des muscles ! Bref, on s’est pas caressé, on a pu voir que tout le monde pouvait prendre un éclat (n’est ce pas Yoan ?) mais en fait on vient de passer la séance la plus cool du week end ! Heureusement je suis encore bien innocent …
Repas et tentative de sieste, on se refait la cuisse comme on peut pour l’aprèm : sur le papier c’est marqué PPG + côtes : sur le terrain ça donne 5x (2’ de chaise + 10 sauts en extension), 15’’ récup entre. Visiblement on est plusieurs à souffrir, c’est toujours mieux pour le moral. Puis direction une grosse piste qui monte avec des exos de placement, de foulées bond’, de vma et de Adonf’, et toujours chaque redescente à fond ! Petite subtilité, on ne connait pas à l’avance le nombre de blocs à faire, histoire de travailler un peu le mental aussi. Pour résumer la séance, c’est quasi infaisable seul, il n’y a que l’émulation et les cris du contremaitre Philou qui ont pu nous pousser dans nos retranchements. Là je pense avoir compris le mot mastiquage …

Une bonne nuit (pas tant que ça en fait, les jambes tirent un tantinet) sur tout ça et le lendemain on remet le couvert pour ce que je pensais être une rando course. Que nenni ! Le temps de remettre la machine en route et lancement de la séance : 4 x 10’ en bosse rythme début de compèt, la redescente en 6’. Jusque là ça peut aller, les jambes répondent de mieux en mieux bizarrement, même si la redescente en 6’ alors que c’est peu pentu fait bien mal. A peine le temps de boire une gorgée, direction une longuuuuuuuuue piste quasi plate pour faire un 6000 m au taquet. Là pas de magie, je ne suis pas coureur et j’ai beau ouvrir la bouche au maxi je ne rentre pas assez d’air pour ventiler correctement. Bref, il n’y a que les filles qui sont derrière moi et en plus je suis cramé total pour la … dernière partie de la séance ! C’est fini pour tout le monde sauf pour ceux qui vont aux templiers. J’essaierai bien de revendre vite fait mon dossard en 2’’ mais je ne suis pas sûr que ça marche alors pas le choix, direction la … fessée ! Je réussis à l’éviter dans la première montée (la descente finale de l’ancien parcours des templiers) que l’on doit faire en 15’, redescente tranquille en 10’. J’y échappe de justesse dans la seconde. Et puis je finis par la prendre dans la dernière, le menton au niveau des genoux, le cœur qui tape dans le crâne comme s’il voulait en sortir.
Rejoindre la chambre est dur, monter dans le bac de douche l’est encore plus. Ca y est, je viens de saisir la signification du mot dépucelage !

Et vivement le prochain !

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