Quand la montagne accoucha d’un clône de souris …

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Comment commencer ce compte rendu après ce qui s’est passé ? sans doute par la fin. Une longue fin qui commence au moment où nous sommes appelés dans l’ordre inverse du classement, à la 25ème place. La quoi ? je ne vais pas la rejouer, tout a déjà été dit là-dessus. Les adieux à l’aéroport se passent sans un regard de ma part pour les organisateurs, Seb est moins rancunier et réussi à parler à Stephan. Le voyage retour durera bien plus longtemps qu’il n’y parait, le seul plaisir qu’on y prendra c’est en se jetant des grandes plâtrées de nourriture dans le gosier à chaque escale.

 

Il y avait pourtant tous les ingrédients pour qu’on en prenne du plaisir ! Un pays au climat parfait, ni trop chaud, ni trop humide, 52 équipes au départ avec un niveau devant vraiment homogène, des sections variées, la promesse de belles plages, de décors arides parfois, montagneux à d’autres moments, un suivi média comme rarement, et puis deux autres équipes françaises super sympa …

 

Le stress monte sur cette ligne de départ où 104 kayaks sont prêts à en découdre sur ce premier kilomètre qui va permettre de distribuer les cartes de la toute première section. On arrive dans le groupe de tête avec Dav malgré ma technique qui fait tant parler dans l’équipe 😉 et pour que Dav ne soit pas pris dans le flot des bateaux je me jette un peu trop tôt à l’eau. Le temps de récupérer le précieux sésame et nous voilà au cul des Naturex (alias 400 team) donc tout va bien. On fait une belle section de kayak orientation, et à la fin de ces premiers 4 kilomètres dans le petit port de Knysna le peloton des équipes aux dents longues est déjà formé. Il reste un poste à aller chercher au fond de la passe de Knysna, une des dix plus dangereuse au monde ! Nous avons attaché Fanny et Seb ce qui ne nous permet pas de suivre les meilleurs mais nous garanti de ne pas les voir à 3 kilomètres derrière nous. L’arrivée sur la plage, la première transition à la hâte où on essaye tous les 4 de bien faire.

 

On repart aussi sec sur un petit trail orientation sur carte google map, deux trois petites hésitations le temps de se caler, on croise un groupe de touristes français ! et au bout de 15’ de trek on est dans le bain des équipes que l’on croisera toute la course : les espagno-argentin de Urtzi Iglesias et les sudaf d’Olympus. Première portion de plage à chercher le dur, Fanny n’aime pas ça mais on le savait depuis l’entrainement à l’ile d’Oléron. Les espagnols encore plus à la peine que nous, par contre les sudaf hyper à l’aise qui nous mettent gros. On arrive sur cette section que j’ai vraiment hâte de voir derrière nous, 4 kms de kayak de mer. Le départ est beaucoup moins rude qu’il y a deux ans et on arrive vite en pleine mer sans encombres. On a fait le choix de ne pas attacher les bateaux sur cette section pour des raisons de sécu ce qui fait que Seb et Fanny prennent rapidement des centaines de mètres de retard, peu aidés qu’ils sont par leur mal de mer commun ! On croise une otarie qui vient jouer devant nous. La plage se dessine à quelques encablures mais le problème va être d’y arriver en un seul morceau. Avec Dav on compte bien mettre à profit notre stage « vaguelette » d’Oléron. On se retourne pour voir la première nous arriver dessus et … il est déjà trop tard ! On s’accroche à notre pagaie (qu’on n’a pas leasher !) et on arrive tant bien que mal à la plage. Béa d’Endorphinmag et sa fidèle assistante Marie 😉 nous apprennent que tout le monde a fini comme ça. On attend nos deux malades qui en ont profité pour lâcher un petit vomito et on repart pour 12 kms de rivière. On était 6 à l’arrivée en mode méduse sur la plage, on sera 10 à la fin du kayak. Dire qu’on se traine la quiche est un doux euphémisme, pour se faire une bonne idée de notre rythme mieux vaut imaginer un groupe de mamies qui toucheraient une pagaie pour la première fois de leur vie.

 

Cette transition sera notre plus mauvaise sans nul doute. Chacun part de son côté bricoler ses affaires, les équipes arrivent, d’autres partent, est-on vraiment sur un raid non stop ? le rythme est pourtant encore très rapide, les sections courtes et nerveuses n’arrangent pas nos affaires. Pour ma part je suis au recopiage et perdu avec une carte gigantesque sur laquelle il n’y a rien à reporter ! Je questionne Heidi de savoir son intérêt mais vu que je ne comprend rien à la réponse on doit composer. Quand enfin mes neurones s’autorisent une petite connexion il est temps de repartir sur un vtt de 30 kms. Une première partie très sableuse, le temps de rentrer dans la carte, une seconde très roulante, nous réalisons une bonne section même si je suis le seul à peiner un peu dans la bosse du parcours, n’ayant pu m’alimenter à la transition. Ainsi va la vie de l’orienteur …

 

Nous sommes en avance sur notre tableau de marche malgré des temps pas très glorieux en kayak et ENFIN nous allons pouvoir faire une section autrement que sous le signe de l’urgence : 68 kms de trek dans un parc naturel à 3 éléphants. Nous repartons au cul de l’équipe suédoise 40 avec qui nous n’aurons de cesse de nous croiser. Nous nous refaisons un peu la cerise sur le long single en forêt puis sur une chute d’un des leur, en profitons pour les doubler. Fanny piafe d’impatience de courir (petit débat sur l’utilité de la marche rapide en raid) et nous relançons de temps en temps en essayant de ne pas entamer les réserves. Dav nous fait le coup du mollet dans la grosse bosse peu avant le poste, nous calmons donc un peu le rythme. Premier poste, première sortie de poste et première erreur. La nuit vient de se poser en douceur sur les sommets et les lumières de l’équipe de devant m’induise en erreur. Il me faudra bien 10’ pour comprendre qu’on s’est planté (et que donc il y a une équipe qui s’est encore plus planté que nous, youhou !!!). Les suédois en ont profité pour recoller.

Le temps de se remettre dans le bon mouvement de terrain, petite descente en courant et un carrefour un peu hasardeux en face. Les suédois hésitent et nous laissent passer, Fanny s’étonne qu’ils ne nous suivent pas et je dois défendre mon choix. Ainsi va la vie de l’orienteur, ha je l’ai déjà dit ? 😉

Finalement ils nous emboiteront le pas mais notre rythme plus rapide nous permet de leur prendre régulièrement du temps. Les deux postes suivant nous permettent également de recoller à Olympus et même de les lâcher sur une sortie de poste un peu foireuse. Pour l’heure il nous suffit de suivre une piste balisée. Facile ! Heu … en fait pas tant que ça car au bout d’un moment je n’arrive plus à faire coller la carte au terrain et on doit se contenter de suivre les indications des panneaux. Pas terrible mentalement ça … On rattrape les hispano-argentins dont l’un des gars n’a pas l’air au mieux. Puis enfin ce p…. de poste (tiens j’avais été poli jusqu’ici). Une méga descente puis une méga montée et la transition ! On nous annonce 6, on a pas été trop pourri sur cette section mais la transition va nous faire perdre quasi tout notre avantage.

 

On avait calculé 1h30 de sommeil ici, on fait comme on a dit et on se jette dans nos duvets sur les matelas mis à disposition. Mauvais calcul, tout le monde passe, il y a les chiottes juste à côté, l’eau aussi, bref au bout de 50’ à essayer de dormir on décide de repartir. 50’ de foutue en l’air, j’ai la rage, seb, dav et fanny sont plus philosophes. On repart sur un vtt « technique » de 84 kms. Technique parce qu’il y avait 3 marches d’escalier et 2 racines. Voilààààà. Sinon Waterloo morne plaine, de la piste, de la piste et encore de la piste. En ce début de section je suis touché par la sainte Grâce et j’ai des jambes de fou. Ce qui ne sert strictement à rien quand tu es le seul à les avoir. M’enfin, vaux mieux ça que l’inverse. Au milieu d’un bon pétard on voit les Cyanosis juste devant. Seb et moi irions bien recoller un peu mais Dav et Fanny subissent à ce moment le manque de sommeil. Putain de première nuit qui nous ni… le raid si souvent ! En co le temps perdu ne se rattrape jamais, c’est tout pareil pour le sommeil.

On prend notre mal en patience et nos premiers singes nous détournent un peu du rythme moribond. Fanny prend même de l’eau dans une vieille rivière croupie, pas facile pour un médecin quand tu fais la somme des bactéries que tu ingurgites !

On traverse nos deux seuls singles sudafricains ( par single il faut comprendre chemin de moins de 4 mètres de large) et sur une zone très très très fausse on recolle à nos amis Cyanosis. Il me semble que c’est plus mon côté pisteur qu’orienteur à ce moment là qui a pris le dessus « là y a des traces de hutchinson ! » …

 

Toujours est il que nous nous permettons de les enrhumer momentanément sur le dernier poste juste avant la transition. Il nous rattraperons sur un coup du sort à 300m de la transition, coincé par un troupeau de vache pendant 10 minutes. Hargggg cette transition … de m…. il faut bien le dire. Seb en oublie même les définitions qu’il va rechercher vite fait. Fanny croit qu’elle ne pourra plus jamais marcher de sa vie. Et moi je presse tout ce petit monde pour faire un max de poste de jour.

Le début de cette section de 35 bornes est très laborieux. Nous descendons dans un rentrant très pentu, où il faut se faufiler entre les arbres, puis nous arrivons sur une grosse plage de galet. Rien qui arrange les pieds de Fanny en fait. Rattraper les Naturex en train de retaper Adri victime d’une grosse hypo ne nous redonne même pas le sourire, nous avançons vraiment lentement. On fait un bout de chemin à trois équipes, Naturex, Cyanosis et nous. Dernière balise commune au centre d’un village puis nos routes se séparent en trois à la tombée de la nuit. Je pars à la boussole et tombe rapidement sur des propriétés privées qui vont nous emmer… toute la section. On rejoint Gallaecia (c’est plutôt eux qui nous rejoignent, on les a doublé sur le vtt d’avant) et tombons nez à nez avec un immense portail qui bloque le chemin d’accès au poste. Il n’est pas dur de comprendre que si on veut se sortir de cette section il va falloir faire le malhonnête. Nous voilà à escalader un barbelé haut de 3 mètres. Fanny n’ose pas mais le propriétaire arrive. C’est qu’ils ont la gâchette facile dans le coin, ça suffit à motiver fanny et nous voilà à courir de l’autre côté au cas où le gars soit armé (c’est qu’on s’en fait des films quand on arrive à la seconde nuit !).

Cette petite infraction nous permet de ramasser les deux postes suivant assez rapidement, le second étant dans une magnifique grotte en bord de mer.

La suite va être moins glorieuse. Il nous faut rejoindre Pletenberg bay et comme il est difficile de se départir de son cerveau d’orienteur je veux à tout prix y aller au plus droit. La végèt agressive nous jette à droite, à gauche, nous essayons une autre piste, Naturex et Cyanosis nous rejoignent et nous continuons à 3 équipes dans nos galères … jusqu’à ce qu’enfin on décide de rebrousser chemin (1h30 de perdue) et de faire le détour par la route. Pfffffff ….. Pletenberg bay, son sable fin, ses requins blancs, puis retour sur la transition où je laisse Adri orienter tout seul, seul objectif pour Arverne, atteindre son duvet !

Ha non, petit interlude avant, trouver le CP33, mal positionné sur la carte ! On pense qu’on doit chercher une balise au fond de l’eau sur un banc de sable, en fait c’est la débandade, les équipes ne savent même pas ce qu’elles cherchent, un poste qui ne te fait pas aimer le raid quoi.

 

3h de sommeil pour repartir sur un kayak en remontée de rivière, en mode bartassage. On est bien frais par contre on s’est fait sortir du paquet d’équipe dans lequel nous nous trouvions à cause de notre longue pause sommeil. 13 kms à pagayer puis pousser/tirer le bateau pour passer des bancs de sable et de cailloux. Fanny est dans le dur et sur cette section son bras l’handicap vraiment. Dav et moi revenons régulièrement en arrière pour aider Seb à bouger son bateau. Une belle section de gros bœuf comme je les aime ! Fais pas ton malin mon gaillard, vlà la balise 34, tu vas voir, qui s’y frotte s’y pique …

 

En effet, nous arrivons à la transition pour repartir sur un bon bout de trek, ce fameux trek/canyon/via ferrata. On aurait dû sentir que c’était une section pourrie. Sur la carte un chemin de dessiné, mais pas dessiné comme d’hab. Chemin ? limite de quelque chose ? pendant 45’ je vais trimballer l’équipe dans les ronces et les bambous à essayer conne… heu vainement de trouver une trace pour monter là haut. On porte nos combis canyon en plus, et je porte celle de Fanny en plus du plus. Enervé ? oui c’est le mot, bordel de merde ! On se déchire les bras, les fringues dans ces put…. de ronces, et puis on commence à monter en se disant que c’est pas possible, qu’on est les seuls débiles à faire ça et que tous les autres ont trouvé une trace, LA trace ! bref moral dans les chaussettes. Rien que pour nous faire rager on trouve un petit single pour faire les 50 derniers mètres. Poste ! On l’aura pas volé celui là … On se remotive et je n’ose leur dire que j’ai découpé la carte à l’endroit où nous devrions passé, on va donc devoir faire un petit hors carte sur une zone bien pourrie. Un peu de nez, un peu de cul et ça passe, on en profite même pour faire le plein dans une belle vasque profonde. Prochain objectif, le ca….. Il y a comme ça des mots tabous. Tiens une équipe suédoise qui dort sur le chemin. On arrive au canyon, je vais vous éviter les redondances et on va de suite passer à deux heures après, à l’entame de la marche aquatique. Plus de 5 heures de marche/ nage, à chercher le passage qui te permettra de garder tes coui…. au sec. Fanny est à l’aise, elle se met même à l’eau au début, bien moins sur la fin. On double les hispanos argentins à l’agonie, l’un deux s’est blessé au genou. Et les suédois nous reviennent dessus en  fin de canyon.

Grosse remontée en combi pour se réchauffer, devinez qui on double qui se réveille, Cyanosis ! bon on est pas si mal. J’ai les yeux qui commencent à loucher, on décide de prendre 30’ de sommeil. Au réveil le jour n’est plus très loin et il reste juste le poste 41 à aller chercher, en bord de plage. Encore une propriété privée à passer, là on ne lit pas comme il faut les consignes du road book qui nous disait que la porte était ouverte et on perd 20’ à tenter de faire le tour avant de trouver un trou dans le barbelé. Ne reste plus qu’à descendre sur la plage et à ramasser le poste. Le jour se lève en même temps qu’on y arrive et les sudafs n°33 nous rejoignent, on est pas trop mal. Plage ! et là … qu’est ce qu’il s’est passé ? les deux équipes partent plein Est alors qu’il faudrait partir à l’Ouest. Les sudafs font demi tour, pas nous. Pourquoi ? je n’en sais rien. On a bien dû visité la plage sur 1.5 kms. C’est pas énorme mais quand c’est une plage de galet où tu n’avances pas, que Fanny a déjà bien mal aux pieds, c’est beaucoup ! Bilan, une heure de perdue alors qu’on était au contact, rageant. Là, décemment je ne peux plus me permettre de leur demander de courir. Le retour à la transition est très long, le sable est très mou, le soleil est très dur … Tout est « très quelque chose » mais rien ne va dans notre sens. On a quand même la présence d’esprit de bien s’aligner pour faire risette au photographe (photo de notre page facebook). Nous bénissons la traversée du bras de mer, en début de marée montante, fraiche à souhait. Le moral n’est pas si mauvais finalement et nous faisons une transition éclair. Sauf moi, j’ai un peu de mal à me dépêtrer des cartes à renseigner, la bouffe, les sacs, besoin d’une nounou à ce moment.

 

Nous repartons sur un kayak bien sauvage, à chercher notre itinéraire dans les hautes herbes. Une des plus jolies sections du raid ! Et qui c’est qu’on rattrape ? nos suédois n°40 préférés ! ils se sont perdus dans les méandres du kayak. A ce moment notre préoccupation est de prendre du sommeil car nous en sommes à trois nuits et 3h30 de sommeil. On se met d’accord pour dormir sur le vtt, la transition étant trop près de la route et moi comme d’hab voulant profiter du jour. On commence par monter longuement, longuement … les suédois n’arrivent pas à nous suivre, ça fait plaisir de voir que physiquement nous sommes toujours là. Conditions du dodo, trouver un endroit à l’abri où l’on puisse faire le plein en eau. Non pas là, c’est pas beau, non pas là c’est trop près de la route, non pas là il faut qu’on trouve le poste avant … bref finalement on se jette pour 30’ au col, au bord de la route, à l’endroit le plus froid de la section, avec une descente interminable au réveil (idéal pour choper froid) ! Merci qui ? on dira pas le nom mais c’est celui qui tient la carte.

 

La nuit est apparue, c’est la dernière si nos calculs sont bons. Ils le sont rarement mais on va faire en sorte qu’ils le soient pour une fois. On roule. On roule fort même. Fanny pas un pet de jeu à vélo, pas besoin de laisse, nickel. Seb la machine, solide en début de section, un peu émoussé au milieu mais un seb émoussé ça tient bien quand même. Dav qui pleurait sur la section de 84 tracte fanny dans les gros gros raidars, énorme ! Et moi j’ai rien à faire, y a pas d’orientation, ou si peu. On se motive en voyant les feux des équipes de devant, et on déchante quand on les double, ce sont toutes des équipes shuntées qui sont sur la short race. Les 30 derniers kilomètres sont durs, vraiment durs. Il fait froid et nous nous endormons. Dav est le plus fatigué, on chante, on s’invective, on se crie dessus, on se motive comme on peut et on finit cette section avec le cerveau dans les chaussures. On arrive quand même à faire une transition organisée avant de s’octroyer généreusement 1h30 de sommeil. Allez dernier trek !

 

Petit crachin pour nous accompagner, ça monte dès le début, on ne sent pas le froid, impeccable. Toute la montée se fait de nuit, et au petit jour nous arrivons sur un gros réseau de piste. Nous voyons les suédois juste devant nous, ils n’ont pas dormis à la transition et sont repartis 30’ devant nous. Fanny n’avance plus du tout dans les descentes mais elle serre les dents. Un seul choix à faire sur cette section, accepter de s’engager sur un chemin qui ne débouche pas sur la carte. On prend le risque, il y a des traces de chaussures devant nous et pas une qui ne revienne à contre sens. On arrive en bout de chemin sur la carte et … miracle ! sur le terrain il continue ! Par contre faut faire des hypothèse maintenant. Arrivé à une intersection le chemin part à l’opposé de ce que j’aimerai, je vois le poste au loin, je décide de couper dans la broussaille. Seb nous taille le chemin et nous remontons dans une belle pinède très éclaircie. Transition !

 

Un dernier petit vtt, un dernier kayak en lac démonté (où certains y laisseront beaucoup de temps malgré tout) et l’arrivée magique comme seuls savent le faire les organisateurs de l’Expedition Africa. Il est 14h. 4 nuits, 5h30 de sommeil, plus de 500 kms, 9°. Un peu déçu du résultat mais le niveau sudafricain est réellement bon, les petites sections ne nous ont pas avantagé car elles ont généré beaucoup de transitions sur lesquelles nous sommes assez mauvais.

 

Du côté de l’équipe : Le mauvais choix de chaussures de Fanny lui a occasionné des blessures importantes aux pieds (entorse puis tendinites et ampoules) mais elle a montré un gros mental dans les moments durs et de grosses qualités à vélo.

Seb a été un super capitaine, calme, costaud, qui a toujours fait un super intermédiaire avec l’organisation et ses subtilités.

L’entrainement de vélo de Dav a payé.

Et j’ai réussi à ne pas perdre ma boussole …

 

L’organisation a eu un gros boulot de prise de décision, probablement due à des initiatives personnelles de la part des bénévoles responsables du canyon. Après maints rebondissements nous finissons officiellement 10°, anecdotique mais toujours bien mieux que la 25° place totalement injuste qui nous avait été attribuée le soir de la remise des prix. On nous a presque réattribué notre vraie place. La pénalité d’une heure pour la via a été poussé à 2, on a échangé nos places avec les copains d’Issy Absolu. On ne gardera que le meilleur, l’ambiance avec Naturex et Issy Absolu, les itws de Béa, les encouragements de Marie,  les hamburgers à Segefield, les bières pas chères et la caresse du soleil sur la terrasse du bungalow.

 

Prochain raid long au Raid in France. La même équipe – Dav + Steve. Vivement la quille …

 

Steph

 

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